Il regarde la lune, il s'adresse au soleil
"Pourquoi papa n'est-il pas là à mon réveil ?"
Il perd patience, il veut à tout prix le voir
Il l'attend le matin, à midi et le soir
Il joue avec ses chars et ses soldats de plomb
L'ennui le ronge, le temps lui parait si long
A chaque seconde, à chaque bruit lourd de pas
Il se réjouit et pense que c'est son papa
Son costume bariolé aux couleurs de terre
Semblable à celui que portait son brave père
Il le porte chaque jour, il en est si fier
Fier de l'uniforme auguste des militaires
Les bras de l'héros qui le portait tous les jours
Son sourire, son regard, ses mots, son amour
Les contes du Liban, des soldats, et des tanks
En un mot, la présence de son père lui manque
Il court se réfugier dans les bras de sa mère
Il pleure, des larmes ferventes et amères
Il cherche des yeux son père, mais ne le retrouve
Elle lui dit qu'il viendra, mais rien ne le lui prouve
Il ne sait pas encore que des quidams ignobles
Ont tué cent soixante cinq hommes des plus nobles
Qui effectuaient leur devoir envers la patrie
Et que son père est parmi ceux qui sont partis.